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 Les retraités du peloton 2014 via Cyclisme Revue

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lephil
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MessageSujet: Les retraités du peloton 2014 via Cyclisme Revue   Mar 18 Nov 2014 - 20:38

17/11/2014
Les retraités du peloton: Andy Schleck


cyclisme,retraite,andy schleck,trek factory racing,tour de france,luxembourg"Le cyclisme, c'est terminé pour moi désormais", a-t-il annoncé le ton grave et la mine déconfite devant un parterre de journalistes qui connaissait déjà la mauvaise nouvelle de longue date, le 9 octobre dernier. Andy Schleck a annoncé sa retraite sportive en fin de saison, plus de trois mois après son dernier jour de course. Le Luxembourgeois de 29 ans devait être le grand spécialiste des Grands Tours, il restera l'un des plus grands gâchis de cette dernière décennie. Ou ne s'agissait-il pas simplement d'une malchance à outrance?

Un déraillement sur les pentes pyrénéennes en 2010, une chute sur le Critérium du Dauphiné causant une fracture du bassin en 2012, la suspension de son frère Fränk en 2013 et une dernière embardée menant à une blessure irrémédiable au genou en 2014: la guigne n’a cessé de compromettre les dernières saisons d’Andy Schleck. Ou peut-on réellement évoquer la malchance lorsque les événements néfastes se répètent à une telle allure? Le cycliste luxembourgeois a enchaîné les blessures et les problèmes internes au sein de ses différentes équipes depuis son passage chez Leopard, une équipe taillée autour de lui et son frère dans le Grand-Duché du Luxembourg, en 2011. Véritable leader annoncé pour les classiques ardennaises et courses par étapes, Andy Schleck n’a finalement tenu son rôle que lors du Tour de France 2011, conclu à la deuxième place, derrière Cadel Evans, après un exploit en solitaire de 60 kilomètres vers le Galibier qui restera dans les annales.

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Le plus grand talent de la famille Schleck n’a finalement tenu son rang que lors de ses jeunes années. A 19 ans, alors que Bjarne Riis décide de le faire passer parmi les professionnels aux côtés de son grand frère Fränk, déjà nommé comme le héros cycliste attendu par le Grand-Duché. A 21 ans, alors qu’il dévoile sur les pentes italiennes son talent de grimpeur et surtout sa capacité à tenir le leadership d’une équipe taillée pour les courses de trois semaines. A 23 ans, alors qu’il file en solitaire vers la victoire sur la Doyenne des classiques, Liège-Bastogne-Liège, réputée comme la plus âpre du printemps. A 25 ans, alors qu’il se mêle à la bagarre au maillot jaune du Tour de France face à Alberto Contador, son « adversaire le plus relevé », de l’aveu même du Madrilène.

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Et puis, le trou noir… Une succession de chutes, une saison 2013 cauchemardesque, qui ne l’a simplement vu relever la tête que lors de ce Tour de France qu’il a toujours chéri. Cette vingtième place accrochée sur la Grande Boucle qu’il n’a finalement remporté que sur tapis vert en 2010 restera la lueur d’espoir qui a ranimé la fratrie Schleck. Au-delà de ces problèmes physiques, les nombreux soucis de comportement pointés dans la presse ont également miné une carrière qui s’amorçait exceptionnelle et qui a finalement décliné après cette vingt-cinquième année. Sortie nocturne durant la Vuelta 2010, visites au bar ou au fast-food du coin durant ses convalescences… Cela en faisait trop pour un coureur visant le classement général des Grands Tours. Et malgré les nombreuses relances de Johan Bruyneel puis Luca Guercilena pour le remettre en tête du peloton, Andy Schleck a toujours été bloqué. Par son envie. Par son genou.

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C’est finalement ce genou récalcitrant qui a eu raison de la motivation du Luxembourgeois, déjà mise à mal. Une chute dans la banlieue londonienne, alors que la troisième étape du Tour de France allait se conclure sous les gouttes, a touché Andy Schleck au plus profond. Cet abandon semblait déjà signifier la retraite du coureur. Un sentiment partagé par les nombreux fans de la Petite reine qui ont suivi la lente descente aux enfers du leader de l’équipe Trek. Trois mois plus tard, il confirmait finalement ce départ des pelotons: le vélo raccroché, il est temps pour lui de s’occuper de sa famille. Reviendra-t-il au vélo, que ce soit en tant que directeur sportif, entraîneur ou même agent de coureurs? Andy Schleck n’en sait encore rien et préfère récupérer de ces années de galère auprès de ses proches. Une partie de pêche dans la banlieue de Mondorf-les-Bains et une partie de chasse avec ses potes cyclistes dans les Ardennes l’aideront certainement à retrouver le bonheur. Celui qui lui permettait d’atteindre les montagnes lors de ses jeunes années cyclistes.

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MessageSujet: Re: Les retraités du peloton 2014 via Cyclisme Revue   Jeu 27 Nov 2014 - 9:32


Les retraités du peloton: Cadel Evans, le pragmatique

cyclisme, Cadel Evans, BMC Racing Team, Mapei, Tour de France, champion du monde, Australie, Tour Down Under, Great Ocean Cycle RaceS’il a su rapidement conquérir le public australien par ses performances déjà exceptionnelles dans le monde du VTT avant de s’illustrer sur le macadam, Cadel Evans a eu quelques difficultés à obtenir la même satisfaction auprès du public européen. Le kangourou de Melbourne a dû persévérer, dans son style particulier, sans des qualités de grimpeur aussi fulgurantes que ses adversaires, pour accumuler les succès les plus prestigieux d’une carrière cycliste. Champion du monde, vainqueur du Tour de France: l’Australien a enchaîné les exploits sans pour autant recevoir un traitement aussi favorable que ses contemporains.

Le 29 mai 2002, le public italien découvre sous le maillot bariolé de la Mapei un jeune coureur trapu, aux épaules larges et au style indélicat sur la bécane. Dans une échappée-fleuve qui a bousculé cette édition minée par les affaires de dopage, le jeune Cadel Evans maintient le rythme jusqu’au terme de cette 16e étape pour accrocher son premier maillot de leader sur un Grand Tour. Il n’a que 25 ans à l’époque et pourtant, l’Australien aura déjà droit aux gros titres pour avoir épinglé le maillot rose de leader du classement général, un mois après sa troisième place encourageante sur le Tour de Romandie. Certes, Evans n’est pas encore le grimpeur accompli qu’il est devenu ni le coureur complet capable d’avaler les pourcentages pour s’assurer une position de tête, avec 32 secondes d’avance sur son dauphin Pietro Caucchioli et plus de deux minutes sur ses autres rivaux. Le lendemain, sous sa tunique rose, l’Australien en a bavé sur la dernière étape de montagne du Giro sur les pentes de Folgaria et a logiquement dû céder son doux rêve après une attaque exceptionnelle la veille. Une étoile filante? Loin de là. La Mapei savait choisir ses espoirs. Avec Evans, il y avait également Fabian Cancellara, Filippo Pozzato ou encore Axel Merckx. De futurs cracks.

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C’est finalement après deux saisons discrètes à la Telekom que le coureur adopté en Italie par Aldo Sassi, l’entraîneur mythique de la Mapei, s’affichait une nouvelle fois aux avant-postes dans les courses par étapes sous le maillot de Davitamon-Lotto. L’équipe de Marc Sergeant avait eu le nez fin en décrochant le contrat de l’Australien, d’abord connu pour ses deux titres en Coupe du monde de VTT avant son maillot rose italien. Désormais totalement dédié à la route et surtout obsédé par un succès sur la course la plus médiatisée au monde, le Tour de France, Evans n’a finalement fait que monter en grade. Vainqueur du ProTour en 2007 après une 2e place sur la Grande Boucle et une 4e place sur le Tour d’Espagne, enfin porteur du maillot jaune mais encore 2e du Tour en 2008, champion du monde en 2009, pour finalement parvenir à l’extase sur les Champs-Elysées, le 24 juillet 2011, avec ce maillot jaune qu’il a tant pourchassé sur ses épaules. Cette fois, Cadel Evans pouvait enfin être consacré en Australie. Le maillot arc-en-ciel n’arbore même pas le même symbole que la tunique jaune à l’autre bout du globe…

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Engagé chez BMC au lendemain de son titre de champion du monde, Cadel Evans terminera finalement sa carrière le 1er février prochain sous le tricot rouge et noir. Un jubilé sur ses routes d’entraînement en Australie sera organisé à cette occasion, une classique qui risque de revenir au fil des années en cas de succès. La preuve que Cadel Evans laissera une trace indélébile dans l’histoire du cyclisme Down Under. Pourtant, l’homme fort de Melbourne, toujours discret dans ses déclarations ou ses performances, tient bien un des plus beaux palmarès de cette dernière décennie. Aucun autre coureur du peloton actuel ne peut se targuer d’avoir engrangé le Tour de France et le championnat du monde. Il a également terminé à onze reprises dans le Top 10 d’un Grand Tour, dont six fois sur le Tour de France. Mais c’est ce qui lui sera reproché durant ses meilleures années: une obsession pour cette Grande Boucle qui ne lui a pas permis de s’exprimer pleinement sur d’autres terrains à sa disposition comme les classiques ardennaises (il n’a remporté « que » la Flèche Wallonne en 2010) ou d’autres courses par étapes de prestige.

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Cette dernière saison démontre ainsi le souhait de Cadel Evans de se produire sur davantage de nouvelles épreuves pour fignoler un palmarès déjà bien rempli mais condensé en quelques courses habituelles. Le programme de l’Australien bougeait rarement au fil des saisons, tant les Grands Tours comptaient à ses yeux. Cette année, pour célébrer le passage de témoin avec l’Américain Tejay van Garderen, successeur annoncé dans la course au maillot jaune, Evans s’est ainsi concentré sur le Tour d’Italie qu’il a conclu à la huitième place, avec le maillot rose en prime et après un succès sur le Tour du Trentin. Après la Grande Boucle, Evans a également prouvé qu’il pouvait être un grand attaquant sur le Tour d’Utah où il a remporté deux étapes. Juste en jouant à l’audacieux, ce qu’il a parfois manqué durant sa carrière. Le leader de la BMC sera manqué pour son palmarès, l’Australie le fêtera d’ailleurs début 2015 avec le Tour Down Under où Evans pourra jouer les trouble-fêtes, puis la Great Ocean Cycle Race. Le temps d’un dernier au revoir à celui qui a marqué à jamais le cyclisme australien.

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