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 FOGERTY CYCLING TEAM

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olaf
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MessageSujet: Re: FOGERTY CYCLING TEAM   Lun 29 Juil 2013 - 15:58

Ce qui me choque moi c'est Bernaudeau Very Happy 

Blaque à part tu as raison : à un moment donné il faut trancher dans le vif du sujet et laisser l'affectif de côté
Même si pour ma part je n'ai pas encore décidé quoi que ce soit pour l'année prochaine et que j'ai du mal à laisser l'affectif de côté
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MessageSujet: Re: FOGERTY CYCLING TEAM   Lun 29 Juil 2013 - 16:01

Il faut trouver un juste milieu je pense.
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olaf
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MessageSujet: Re: FOGERTY CYCLING TEAM   Lun 29 Juil 2013 - 16:11

Heu je veux bien t'échanger Pinotti contre Willems si tu veux Very Happy 
Cela nous rappele certains souvenirs non ?


Dernière édition par olaf le Lun 29 Juil 2013 - 20:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: FOGERTY CYCLING TEAM   Lun 29 Juil 2013 - 19:50

Hé oui :langue: 
Tu prends Pinotti si tu veux, mais moi pour Willems c'est non elephant .
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MessageSujet: Re: FOGERTY CYCLING TEAM   Ven 2 Aoû 2013 - 19:32

Interview
Thibaut Pinot : « On t'oublie vite ... »



Publiée le 02/08/2013 à 19:01



On l'avait laissé malade et au plus mal en début de troisième semaine du Tour de France. Contraint à l'abandon, au lendemain de la seconde journée de repos, après avoir contracté une angine blanche, Thibaut Pinot vivait un véritable cauchemar, un calvaire, même. Pas à son niveau, ni au niveau des attentes, de ses attentes, le jeune Franc-Comtois avait déjà reçu un énorme coup de massue sur le crâne dès le week-end pyrénéen. Dixième de la Grande Boucle et lauréat d'une étape en 2012, le poulain de Marc Madiot avait vu ses chances de bien figurer au général s'envoler lors de la montée d'Ax-3 Domaines, ou plutôt... dans la descente du Port de Pailhères. Incapable de réagir le lendemain, le jeune Français semblait totalement démobilisé à l'arrivée de Bagnères-de-Bigorre. Il lui fallait alors bien une journée de repos pour se remettre d'aplomb. Ce fût le cas, mais à peine le temps de remettre la machine en marche, qu'un virus vint lui pourrir le peu d'espoir qui lui restait. La suite, on la connait. Alors, pour la première fois depuis la fin du Tour, Thibaut Pinot a accepté de se confier longuement à Cyclism'Actu. Tout est passé en revue. De sa peur des descentes, aux critiques dont il a fait l'objet, en passant par les journalistes, sans oublier, évidemment, de parler de cette immense déconvenue que fut ce 100ème Tour, et de tenter d'en expliquer les raisons. Sur une note plus optimiste, le grimpeur de la FDJ.fr s'est aussi attardé sur ce que sera sa fin de saison. Reboosté à bloc, il espère bien refaire parler de lui. Et notamment, sur la Vuelta. Entretien.




Thibaut, voilà plus de deux semaines que le Tour s'est terminé pour vous. Est-ce que la déception a été digérée, ou est-ce toujours en cours ?

Elle a été digérée, c'est bon. De toute façon, la plus grosse déception, elle est intervenue quand j'ai craqué lors de l'étape d'Ax-3 Domaines. J'ai accusé le coup, mais le lundi qui suivait, j'étais déjà de nouveau dans la course, dans le but de faire une belle troisième semaine. Là, c'est digéré, et je n'y pense plus trop.


« J'étais cloué au lit, à dormir quasiment toute la journée »



Avec le recul, arrivez-vous à vous dire qu’il vous reste bien des années pour vous rattraper ?

Oui, c'est clair. Mais j'avais aussi dit qu'il y avait de grandes chances que je passe à travers du Tour. C'est pour cette raison que je n'avais pas envie de miser toute ma saison sur le Tour. C'était trop risqué. Du coup, d'avoir fait quatrième du Tour de Suisse, ou bien huitième du Tour de Catalogne, ça limite déjà la casse. Je n'aurais pas fait une saison blanche, quoi qu'il arrive. Et pour moi, la saison ne s'arrête pas au seul et unique Tour de France.




Qu’avez-vous fait depuis ?

Dans un premier temps, il fallait déjà que je me soigne bien. J'étais quand même bien malade, et du coup, je n'ai pas touché au vélo pendant dix jours. J'ai repris jeudi dernier, et dans ces conditions, la reprise, ce n'est pas facile. Quand on coupe 10 jours comme je l'ai fait, ça a du mal à remettre en route. J'espère que ça va aller. Il me reste encore 3 ou 4 semaines avant la Vuelta, donc je devrais être dans les temps.



L’angine, c’est donc du passé…

Maintenant ça va, oui. Jusqu'à jeudi dernier, j'étais encore cloué au lit, à dormir quasiment toute la journée. J'ai vraiment commencé à me remettre sur pied en milieu de semaine dernière, et ça va mieux depuis.



Est-ce que vous avez pu regarder la fin du Tour ?

Non, pas trop. J'ai seulement regardé deux étapes : le chrono Embrun-Chorges et l'étape de l'Alpe d'Huez. Sinon, j'ai suivi ça de loin, j'ai essayé de penser à autre chose. De toute façon, c'est pour tous les coureurs pareil, même pour ceux qui ne font pas le Tour. On a du mal à regarder, sachant qu'on ne peut pas participer à la fête. Je n'ai pas eu d'empêchements ou quoi que ce soit, c'était davantage dans la tête, donc je trouvais des activités pour penser à autre chose.




« Peut-être pas aussi frais qu'en 2012 »



Revenons plus en détails sur ce Tour. Tous les voyants étaient au vert après une semaine. Aucun pépin, aucune blessure, aucun retard, et un chrono par équipe correct ...

Oui, tout semblait aller pour le mieux. C'est clair que j'avais fait une entame du Tour parfaite, aussi grâce à l'aide de mes coéquipiers. Par rapport à ça, j'étais content, c'est vrai. Puis on est arrivé dans les Pyrénées, et ce qui est arrivé est arrivé. Mais il y a plein de choses qui ont fait que ça a pété à la fois dans la tête, et dans les jambes.



Pourtant, vous aviez de très bonnes jambes à la sortie du Tour de Suisse. Comment situeriez-vous votre forme à l’entame du Tour ? Meilleure que celle de l'an passé ?

Je ne sais pas si ma condition était vraiment meilleure. C'est vrai que je venais quand même de faire un très bon Tour de Suisse. Je pense que j'aurais même pu faire mieux que quatrième, mais bon, ça c'est la course. Après, dire que j'étais mieux qu'en 2012, je ne suis pas sûr. En plus, il y a eu les premières grosses chaleurs lors du Tour, et j'ai eu un peu de mal à m'acclimater. J'ai passé une première semaine sans perdre de temps, c'est vrai, mais je n'avais pas non plus des sensations extraordinaires. Tandis que l'an dernier, je sentais que j'avais de la force, que j'étais frais. Je n'étais peut-être pas aussi frais que l'an dernier.




La chaleur vous gêne ?

En général, les grosses températures ne me dérangent pas, mais il faut le temps que mon corps s'adapte. Ces derniers temps, j'ai roulé dans le sud à 30-35°c, ça ne me dérangeait pas. En revanche, c'est vrai que les premières chaleurs, j'ai du mal, mais maintenant ça fait un mois qu'on a du chaud, ça ne me gêne plus trop.


« Une fois que tu es lâché, la caméra te suit ... C'est encore pire »



Au sommet du premier col du Tour (Port de Pailhères), vous passez en tête du groupe des favoris. Puis, il y a cette descente, qui vous est fatale. Pouvez-vous raconter ce qu'il se passe sur le terrain, et dans ta tête à ce moment-là ?

J'ai paniqué, je me suis crispé. Je ne la connaissais pas, cette descente. On va me dire, "c'est amateur", mais on ne peut pas non plus reconnaître toutes les étapes du Tour. C'est impossible. J'ai reconnu la plupart des étapes, sauf les deux des Pyrénées, donc je ne savais rien de cette descente. Et je ne m'attendais pas à ça. Les 3-4 premiers kilomètres étaient vraiment dans un sale état, avec des graviers, et une descente toute droite surtout, avec des bosses. Alors, j'ai paniqué, j'ai perdu le contact, et ça m'a tellement fait mal dans la tête que j'ai eu des difficultés à me remettre dedans. Après, on peut aussi se demander si je n'étais pas déjà cramé psychologiquement pour faire tous ces efforts. Car pour suivre les favoris dans une descente, frotter, il faut être frais mentalement. Et je crois que mon problème a été que je ne l'étais plus trop avec l'approche du Tour que j'ai eu.




C'est donc peut-être finalement dès cette descente que ça a un peu "pété" mentalement ?

Oui, c'est ça. Je n'avais peut-être plus de jus dans la tête pour, peut-être, justement, me surpasser et essayer de suivre les favoris. Sans ça, ça aurait été une autre course. En plus, une fois que tu es lâché, il y a la caméra qui te suit derrière, et c'est encore pire. Tu sais que tout le monde te regarde, et dans la tête, c'est terrible. On ne peut rien faire...



C'est n’est pas la première fois qu’on vous pose cette question, mais comment pouvez-vous expliquer votre appréhension des descentes ?

De toute façon, j'ai un problème avec la vitesse. Toutes les descentes de cols où ça va très vite, c'est là où je suis le plus en difficulté. J'ai toujours eu un peu d'appréhension sur la vitesse. Mais je le répète, je pense que c'est aussi une question de fraicheur mentale. Quand dans la tête, tout va bien, je descends beaucoup mieux. Quand on commence à être cramé, c'est le contraire. Je ne peux pas trop l'expliquer autrement.



Aviez-vous cette crainte en arrivant sur le Tour ? Pensiez-vous que les descentes pouvaient anéantir vos ambitions ?

Oui... Mais pas au point de perdre autant lors de la première étape de montagne. Je n'étais plus avec les favoris, c'est vrai, mais je ne m'imaginais pas perdre six minutes dès la première journée dans les Pyrénées. Je ne pensais vraiment pas péter dans une descente comme ça. Elle était dangereuse, mais elle n'était pas technique. Je ne pète pas sur la technique. Je pète car j'ai paniqué. C'est comme ça.




«  Je ne vais pas faire une carrière comme ça ! »



Vos difficultés en descente étaient moins apparentes l'an passé…

Oui, c'est vrai. Il y a des courses où je descends très bien. Enfin... On ne peut jamais dire très bien, mais il y a des courses comme le Tour de Catalogne ou le Tour de Romandie où je descendais ... normalement. On va dire ça comme ça. Mais c'est vrai qu'il y a des courses comme le Tour du Pays Basque, où là, j'étais vraiment arrêté sur la route. Je m'étais retrouvé pris dans une chute lors de la première étape et derrière cela m'avait bloqué pour toute la semaine. Cela dépend des périodes, de la confiance que j'ai en moi et de mon état de fraîcheur psychologique...



On peut avoir aussi l'impression que vous avez perdu confiance depuis le Tour de Suisse, et que le fait qu’on vous en parle vous a bloqué …

C'est vrai que le Tour de Suisse, sur ce point, n'a pas été bon pour moi. C'était juste avant le Tour, et il n'y a peut-être pas une journée où l'on ne m'a pas parlé de descente. Même si je sais très bien que j'ai perdu le Tour de Suisse dans les descentes... Mais bon, à partir de ce moment-là, où on te le répète toute la journée, dans la tête, tu fais une fixation et puis ça empire. Le fait que tout le monde m'en parle, ça aggrave la chose. Ce n'est pas en me critiquant que ça va régler le problème. Il faut éviter de m'en parler. L'équipe le sait très bien, et elle évite de m'en parler le plus possible. Ce n'est pas la solution.




Pensez-vous pouvoir travailler sur ce point ? Que ce soit dans la tête, ou sur le vélo ?

Oui, bien sûr, il le faut. On va d’abord finir la saison, mais dès cet automne, je vais prendre des mesures. On va parler avec l'équipe, on va trouver des solutions. Je ne vais pas faire une carrière comme ça, car je suis quelqu'un qui a beaucoup d'ambition, et ça anéantit beaucoup de choses d'avoir ces problèmes de descente. Je n'ai pas envie de rester éternellement comme ça, donc je veux essayer de régler ce problème. Dès que je trouverai la bonne personne qui pourra m'enlever ce blocage de la tête, je pense que ça ira beaucoup mieux.



Vous avez déjà des idées ?

On n'en a pas encore beaucoup parlé, et je ne peux pas en dire trop non plus, mais j'ai reçu des coups de fils de gens qui veulent m'aider. Des gens connus dans le milieu, et ça me fait plaisir. J'espère qu'on trouvera la solution. Le sujet a été évoqué avec le staff, on va essayer de travailler. Que ce soit en allant sur des circuits pour motos, en faisant du ski. Il y a beaucoup de choses qui peuvent être faites, mais c'est aussi à moi de m'enlever ce blocage.




« Je regrette un peu d'avoir explosé mentalement »


On dit de vous que vous êtes un coureur à réaction, et qu'au lendemain d'une déconvenue, vous repartez de plus belle. Pourtant, au lendemain d’Ax-3 Domaines, vous avez craqué. Pourquoi ?

Je ne sais pas. C'est vrai que moi aussi, dans la tête, j'y étais au départ de l'étape. Mais la déception était trop grande. Le samedi soir, j'ai énormément gambergé, j'ai très mal dormi. Du coup, le dimanche matin, j'étais déjà bien fatigué, je n'avais pas récupéré et j'étais vraiment atteint au plus profond de moi. J'ai vite vu que je n'étais pas du tout dans l'allure, pas à mon niveau. A un moment donné, j'avais même des difficultés à suivre le gruppetto, c'est pour dire ! Je ne pensais pas perdre ces six minutes bêtement, comme ça, la veille. Avec un peu de recul, je regrette un peu d'avoir explosé mentalement, car quand on voit Navarro, qui a perdu neuf minutes ce jour-là, et qui va faire neuvième du Tour, on se dit qu'il y avait peut-être encore des choses à faire. Je m'en veux aussi pour ça... Mais cela me servira à coup sûr pour l'avenir !




On vous avait pourtant vu aller dans les coups dès le départ le dimanche…

Oui, j'ai essayé, mais j'ai tout de suite compris que la course allait mettre beaucoup de temps à se décanter. Quand j'ai vu en haut du premier col que tout le monde bougeait, qu'il y en avait déjà de partout, je me suis dit que ça allait attaquer toute la journée. Je n'avais pas bien récupéré de la veille, donc je savais très bien que ça allait être dur.



Vous avez dit que vous n’aviez pas reconnu les deux étapes pyrénéennes…

Oui, c'est ça. Après, celle du dimanche, je la connaissais, puisqu'on l'avait déjà faite l'an dernier. Je connaissais un peu la route. Mais ça ne change pas grand-chose au fond, car quand je vais au Tour de Suisse, au Tour de Catalogne, ou Tour de Romandie, je ne connais pas toutes les étapes, et ça ne m'empêche pas de bien figurer.




Après ce dur week-end, vous vous remobilisez pour une victoire d'étape. Mais vous tombez malade …  

Voilà … D'ailleurs, je pense que beaucoup de coureurs sont tombés malades lors de la troisième semaine. On avait des températures très chaudes, mais dès qu'on arrivait dans les bus, dans les hôtels, il ne faisait même pas 20°C, et il y avait beaucoup de clim'. Quand on est sur le Tour, on est très affuté, et le choc thermique a peut-être plus d'influence. Je pense que c'est la première fois que je tombais à ce point malade. Pendant 3-4 jours, je suis vraiment resté cloué au lit avec 39° de fièvre. Ce n'était pas agréable.


« Le Ventoux m'a vraiment détruit »



Vous avez monté le Ventoux malade. A ce moment-là, vous espériez encore que votre état pouvait s'améliorer ?

Je pensais vraiment que mon état allait s'améliorer. Mais j'ai vraiment eu du mal à finir le Ventoux. J'ai puisé dans mes réserves, j'ai tout donné et je ne pouvais pas faire plus. Puis la maladie s'est aggravée à la suite de l'étape, et à partir de ce moment, je n'étais vraiment pas bien jusqu'au mardi. S'il n'y avait pas eu le Ventoux, ça aurait peut-être pu le faire, mais finalement, le Ventoux m'a vraiment détruit.




Poster une photo de votre gorge sur les réseaux sociaux, était-ce aussi une façon de montrer que votre abandon, ce n'était pas du « pipeau » ?

Ça, c'est clair, ce n'était pas du pipeau, même si beaucoup m'ont critiqué pendant le Tour. Après, c'est une photo comme ça. Certains postent des photos de leur chute, moi j'ai voulu montrer ma gorge, car même moi j'étais impressionné, c'est la première fois que ça m'arrivait. Et puis j'étais aussi stressé par rapport à ça, d'avoir des boutons au fond de la gorge, de ne quasiment plus pouvoir manger ...



Ce n'était donc pas une façon de prouver quoique ce soit ?

Aussi, aussi ... C'est vrai que beaucoup de monde pensait que je n'étais plus dedans dans la tête et que j'avais lâché mentalement. Donc ça pouvait aussi être dans cette optique là pour certaines personnes, mais ce n'était pas mon but premier.


« J'ai regardé les critiques ... Je ne recommencerai pas »



Il y a donc eu ces fameuses critiques sur les réseaux sociaux notamment, qui vous blessaient, mais que vous lisiez quand même. Pourquoi ?

Je suis quelqu'un qui a toujours vécu avec les réseaux sociaux, et je suis aussi quelqu'un qui prend peut-être trop les choses à cœur. Chaque critique, je la prends. Quand elle est constructive, ça ne me dérange pas, parce qu'il y a quelque chose, du fond. Mais je pense aussi qu'il y a beaucoup de gens qui regardent le Tour mais qui n'y connaissent pas grand-chose... En plus, sur le Tour, tout est grossi, tout est amplifié. Je n'aurais pas dû faire ça, et je ne recommencerai pas. Mais c'était aussi peut-être plus fort que moi de suivre ce qu'il se disait sur moi, comme tous les coureurs de toute façon. On regarde tous un peu les commentaires quand il y a un article sur nous.



La presse française vous a « décerné » le "prix citron"... Est-ce quelque chose qui vous a touché, ou qui vous est passé à côté ?

Sur le coup, ça m'a touché. Je n'ai pas compris ce qu'on me reprochait, ce que les journalistes me reprochaient. J'ai vraiment du mal à comprendre ce prix, si on peut l'appeler ainsi. J'espère seulement que certains journalistes qui ont, entre guillemets, voté pour moi, auront le courage de me le dire en face, car ça me dépasse. J'ai toujours répondu aux journalistes, même quand j'étais mal, donc je ne pourrais pas l'expliquer. En tous les cas, je peux sentir une différence par rapport à l'an passé. D'ailleurs, vous devez être le premier média à m'appeler depuis la fin du Tour. Du coup, ça montre aussi qu'on t'oublie vite, et ils passent vite à autre chose. Pour moi, tant mieux... Je peux mieux me ressourcer et faire le vide dans ma tête avant de partir sur la Vuelta donc c'est bien aussi ainsi. Ça ne me dérange pas. Mais j'avoue que j'ai eu du mal, avant le Tour de l'an passé, à me dire que le vélo c'était aussi les journalistes et les médias. Je faisais du vélo pour moi et pour l'équipe, pour me faire plaisir. J'ai eu du mal à prendre cet aspect en compte, à savoir qu'il était important dans mon métier de répondre aux journalistes. Maintenant, j'essaye de faire des progrès. Ce n'est pas toujours facile, mais je fais au mieux.



L'attente envers vous était énorme cette année, pour plusieurs raisons. Etait-ce trop à assumer ?

Honnêtement, je ne pense pas que ce soit la pression des journalistes, ou du public, qui m'a fait craquer. La seule pression que j'avais, c'est celle que je m'étais mise, et celle de répondre présent pour mon équipe. Ne pas décevoir mon équipe, c'est pour moi la plus grosse pression que j'avais, car ils étaient tous autour de moi, à me soutenir. Par contre, le fait que les gens et les journalistes n'aient cessé de me parler du Tour pendant l'année, a peut-être contribué au fait que je sois arrivé rincé mentalement en Corse.


« Tout gâcher dès la première descente, ce n'est pas simple à encaisser »



Est-ce ça qui vous a fait craquer mentalement ? De ne pas être à la hauteur de vos attentes ?

Oui, c'est ça. J'étais déçu de moi, et pour mon équipe également. Ils avaient bien bossé pour moi, la preuve, je n'avais pas perdu de temps. Donc perdre six minutes dans mon domaine, la montagne, ça a été dur. Cela faisait un moment qu'on préparait le Tour, c'est un long processus, et tout gâcher dès la première descente, ce n'est pas simple à encaisser.



Votre frère, Julien, disait que votre participation au Tour 2012 était peut-être prématurée. Après l'expérience de cette année, est-ce que vous le rejoignez ?

Oui et non. On ne peut pas dire que j'ai fait le Tour 2012 pour rien, car ça a vraiment été un super Tour pour moi. J'ai ramené une victoire, et ce n'est pas tous les ans qu'on va ramener des victoires du Tour. Là-dessus, comme je l'ai déjà dit, ce qui est pris est pris. Je ne regrette pas du tout d'avoir fait le Tour, mais peut-être que cette année, ça ne m'a pas servi. Honnêtement, c'est aussi une expérience d'avoir fait un Tour comme celui de 2013. Il faut en tirer des conclusions, et en ressortir avec une expérience nouvelle. L'an prochain, ce sera encore une nouvelle approche, parce qu'on attendra encore beaucoup de moi et ce sera intéressant de voir comment ça se déroule. Et puis, je grandis aussi, je n'ai que 23 ans, donc j'ai le temps de voir venir.



Votre frère, lors d’une interview, a aussi dit qu'il aurait peut-être dû être là davantage sur le Tour, pour vous soutenir. Cela aurait-il changé la donne ?

C'est sûr que c'est mieux quand il est là, mais il ne faut pas non plus qu'il soit là sur toutes les courses, sinon ça pourrait créer une dépendance. Il était quand même là très souvent sur le Tour, et même quand il n'était pas là lors de la première semaine, tout s'est très bien passé. Je ne sais pas trop quoi dire. Je préfère quand il est là, c'est clair, mais ce n'est en rien une excuse.


« Je ne vivrai pas d'aussi grandes déceptions lors des prochaines années »



Dans ce contexte difficile, avez-vous eu l'impression que certaines personnes vous ont tourné le dos ?  

Franchement, pas du tout. Et c'est aussi là que je me suis dit que j'avais été con de lire toutes ces critiques à mon encontre, car ce sont des gens que je ne connais pas, et qui s'en foutent de ce que je vis. J'ai vu qu'il y avait vraiment beaucoup de personnes qui m'ont soutenu, et ça fait encore plus plaisir que lorsqu'on me félicite pour une victoire. Même l'équipe a été top à ce niveau, et ça m'a beaucoup reboosté pour faire une belle fin de saison.



Finalement, tout n’est pas à jeter sur ce Tour…

Vraiment, j'en retiens des choses positives de ce Tour. Tout n'est pas à jeter effectivement, même si les résultats ne sont pas là, et que je n'ai pas pu le finir. A ce niveau-là, c'est vraiment dommage. Au-delà de ça, c'était une nouvelle approche. Mais c'est aussi la première fois de ma carrière où je n'ai pas su répondre aux attentes qu'on avait placées en moi, donc je ne pense pas que je vivrai d'aussi grandes déceptions lors des prochaines années. Et puis, échouer, ça fait aussi partie de l'apprentissage. J'aurais eu 28 ou 29 ans, ça m'aurait peut-être fait encore plus chier, mais j'ai 23 ans ... Alors ok, je ne suis pas Quintana, ça c'est sûr. Lui, c’est le meilleur grimpeur du monde avec Froome, il a mon âge, mais on ne peut pas vraiment comparer. Il est un niveau au-dessus, et je suis lucide par rapport à ça. De mon côté, je fais ma carrière tranquillement, et on verra où ça me mène.



La FDJ vous avait nommé leader et avait articulé l'équipe autour de vous. A l’issue du Tour, Marc Madiot a clairement dit qu'il voulait refaire de même l'an prochain. Ça reste une belle marque de confiance, non ?

Oui, c'est clair ! Marc a été présent pour moi, et le fait qu'il puisse dire ça, ça me permet aussi de travailler plus sereinement. J'espère vraiment que l'an prochain, ça ira beaucoup mieux que cette année. On va dire que c'est aussi difficile de faire pire... Mais c'est sûr que c'est belle marque de confiance.


« J'irai sur la Vuelta, surtout pour me faire plaisir »



Parlons désormais futur, comment va s'organiser votre fin de saison ?

Là, je suis en stage toute la semaine du côté d'Annecy, pour justement me remettre dans les conditions de la montagne, pour reprendre le bon coup de pédale, et m'entraîner. Normalement je participerai au Tour de l'Ain et à la Vuelta, et j'espère vraiment retrouver mon vrai niveau, pour être sélectionné aux championnats du monde et faire un beau Tour de Lombardie. Ce serait vraiment une belle fin de saison.



A partir de quand avez-vous commencé à penser à la Vuelta ?

De toute façon, la Vuelta, elle était plus ou moins à mon programme depuis le début de l'année. Car même si j'avais fait un beau Tour de France l'an passé, j'avais trouvé le temps un peu long, parce que je n'avais pas de course pour moi. J'aurais quoiqu'il en soit fait la Vuelta, peut-être plus en pensant aux étapes, et voulant prendre du plaisir sur le vélo. J'y ai toujours pensé, et c'est sûr que maintenant, après mon abandon, j'y pense encore plus.



Avec quel état d'esprit vous présenterez-vous sur la Vuelta ? Concentré sur le général, comme sur le dernier Tour, ou libéré, à l'instar de votre premier Tour ?

Justement, c'est encore le point d'interrogation. J'irai surtout pour me faire plaisir, déjà. De toute façon, j'ai coupé dix jours. Et il ne faut pas se le cacher, couper dix jours comme ça en milieu de saison, c'est énorme. En première semaine, il y a déjà deux arrivées au sommet il me semble, donc je vais sûrement perdre du temps. On verra au fil des jours. Peut-être qu'en troisième semaine je serai mieux. Il y a toujours une grosse troisième semaine sur la Vuelta, et peut-être que je serai aussi plus frais par rapport à d'autres. J'ai vu sur le Tour que le classement général se fait vraiment en troisième semaine, donc on verra où j'en suis au milieu de la deuxième semaine. On verra alors si je joue plutôt les étapes, le maillot de meilleur grimpeur, ou le classement général.



La FDJ sera-t-elle articulée autour de vous comme ça a été le cas sur le Tour ?

Non, c'est clair là-dessus. Et même moi, je n'en ai pas trop envie. Il y aura aussi Sandy Casar et Kenny Elissonde, qui fera son premier Grand Tour, et tous les deux iront également pour le général ou des victoires d'étapes. On aura une belle équipe, ça va être sympa.



Il y aura peut-être aussi moins de pression. Ça peut être un avantage ?

Peut-être aussi, et ça va également être une expérience à ce niveau-là. Ce sera mon premier Grand Tour à l'extérieur de la France, et j'aime bien courir en Espagne, donc je pense que je vais vraiment prendre du plaisir sur cette Vuelta. On m'a aussi toujours dit que c'était une course où ça frottait moins, un peu moins dangereuse, où il y avait moins de chutes, moins de nervosité, donc c'est une course qui peut me convenir. C'est pour ça que je suis content d'y aller.


« Ma saison, ce n'est pas que le Tour »



Et le parcours, vous avez commencé à l’étudier ?

Oui, j'ai regardé. C'est un beau parcours. Il y a beaucoup d'arrivées au sommet, il y a beaucoup d'étapes de montagne, et c'est vraiment un beau tracé. Si je suis bien, il peut vraiment me correspondre.



N'est-il pas trop dur de prévoir un pic de forme pour le Tour, et finalement d'en programmer un second pour la Vuelta ?

C'est sûr que ce n'est pas facile. Etre à 100 % sur deux grands tours successifs n'est guère possible. Ce n'était pas le but en début de saison où l'on avait planifier 4 pics de forme dont le dernier sur le mois de septembre en servant de la Vuelta pour monter en pression et être au top pour le championnat du Monde, dans le cas où je serais sélectionné, et le Tour de Lombardie. Comme j'ai terminé le Tour plus tôt que prévu et que j'ai pu observer une bonne période de récupération par la suite, je pense avoir suffisamment de temps pour arriver à la Vuelta avec un bon état de forme et être à mon meilleur niveau dans la deuxième partie de l'épreuve.



Est-ce que les Mondiaux peuvent aussi être un objectif ?

Oui, ça peut être un objectif, mais pas forcément un objectif de résultats. J'ai vu le parcours, il est très beau, et on aura des coureurs comme Gallopin ou Chavanel qui pourront vraiment faire quelque chose. L'équipe de France devrait avoir fière allure. Ça peut être sympa, et ce serait une bonne expérience de vivre ma première sélection en équipe de France. Il va falloir que je montre sur la Vuelta que je mérite cette sélection. J'étais par ailleurs au courant des rumeurs ces derniers jours, selon lesquelles Bernard Bourreau pouvait être le nouveau sélectionneur. J'ai toujours dit de lui, et de Pierre-Yves Châtelon chez les Juniors, qu'ils étaient vraiment de bons sélectionneurs. C'est une très bonne nouvelle qu'il ait été nommé.



« La saison n’est pas finie, il y a encore de belles choses à faire » : Ça peut être votre phrase ?

Oui, complètement, mais comme je l'ai dit, ma saison ce n'est pas que le Tour. Maintenant, c'est vrai que si la saison s'arrêtait aujourd’hui, je serais mitigé, mais j'ai quand même fait des belles courses d'une semaine. J'aurais même pu faire trois tops 10 avec un peu plus de réussite sur le Tour de Romandie, donc je suis très content de mon début de saison, jusqu'à mi-juin. Si je fais une belle Vuelta, ou un beau Tour de l'Ain, ou un vrai résultat d'ici la fin de la saison, ce sera pour moi une saison correcte. Pas une très grande saison, mais une saison très correcte.



Y'aurait-il quelque chose dont on n'a pas parlé, et dont vous aimeriez faire part pour conclure ?

Je pense qu'on a tout dit. En tous les cas, je suis content qu'on mette tout au clair, et j'espère que je ferai passer un message.



Propos recueillis par Alexandre MIGNOT
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MessageSujet: Re: FOGERTY CYCLING TEAM   Mer 14 Aoû 2013 - 17:42

Encore un blessé dans l'équipe !
Tschopp se fracture la clavicule sur le Tour de l'Ain.

http://www.tdg.ch/sports/actu/Le-Valaisan-Johann-Tschopp-se-fracture-la-clavicule/story/31984084
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MessageSujet: Re: FOGERTY CYCLING TEAM   Jeu 15 Aoû 2013 - 18:07

Tour de l'Ain

Romain Bardet : "Que du bonheur !"


Romain Bardet la tient sa première victoire professionnelle après avoir remporté le classement général du Tour de l'Ain. Deuxième de la dernière étape, le coureur d'AG2R La Mondiale a réussi à s'imposer avec 1'13" d'avance sur Luis Leon Sanchez. Une fois la ligne d'arrivée franchie, le Français a déclaré : "Je suis super content car c’est avant tout la victoire d’un collectif. Chacun a apporté sa pierre à l’édifice et tout s’est déroulé comme nous l’avions prévu au briefing ce matin. Nous savions qu’il y avait un coup à faire et tout le monde a joué le jeu. On continue à surfer sur la vague de notre bon Tour de France et cette victoire vient récompenser les efforts de toute l’équipe".

Dans un communiqué de presse, Bardet ajoute également que ce succès a une saveur particulière puisque "C’est ma première victoire pro et ce n’est que du bonheur ! Je connais bien le parcours du Tour de l’Ain et c’est une épreuve que j’ai toujours appréciée. Je savais qu’en restant concentré après le Tour de France il était possible de conserver de bonnes jambes et réaliser de bonnes performances. Ça se concrétise, ça fait plaisir !". A noter également que John Gadret monte sur la troisième marche du podium. Une épreuve réussie, en somme, pour la formation française.
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MessageSujet: Re: FOGERTY CYCLING TEAM   Jeu 15 Aoû 2013 - 18:10

Bardet prend la 2e place de la dernière étape du Tour de l'Ain ...



... mais s'impose au classement général final cheers .

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MessageSujet: Re: FOGERTY CYCLING TEAM   Jeu 15 Aoû 2013 - 18:16

Avenir incertain à la BMC pour Marco Pinotti



L'avenir est incertain pour Marco Pinotti. En effet, comme le souligne Spaziociclismo, le coureur de la BMC ne sait pas encore où il se trouvera l'année prochaine, son contrat n'étant pas encore prolongé. Mais du côté de la direction de la formation, on assure que la décision dépend du coureur lui-même.

"Pinotti est encore indécis. Il se concentre sur son prochain objectif, les Mondiaux. Il fera encore quelques courses avec nous dans les mois à venir mais je pense qu'il hésite dans sa tête pour le futur. Il fera encore un bout de chemin avec nous, affirme Jim Ochowicz. C'est une décision que tous les coureurs doivent prendre dans leur carrière. Je ne peux pas le pousser. C'est une décision personnelle, qui doit se faire en accord avec leur famille. Actuellement, nous ne savons pas ce qu'il veut faire. Nous voulons le garder si et seulement s'il est vraiment motivé et en bonne santé. Il a souffert de quelques grosses chutes l'année dernière et ça m'inquiète".
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MessageSujet: Re: FOGERTY CYCLING TEAM   Jeu 15 Aoû 2013 - 19:06

En tout les cas une victoire avec un jeune de 22 ans fait que l'on ne pourra plus dire que frangin n'aime que les "vieux" Very Happy 
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MessageSujet: Re: FOGERTY CYCLING TEAM   Jeu 15 Aoû 2013 - 19:21

Mon équipe n'est en effet pas si âgée que ça cette année en moyenne !
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MessageSujet: Re: FOGERTY CYCLING TEAM   Ven 16 Aoû 2013 - 19:44

Infirmerie

Romain Feillu a été opéré de l'appendicite




Romain Feillu va devoir un peu de repos forcé. Le sprinteur français, sociétaire de l'équipe Vacansoleil-DCM, a en effet été opéré de l'appendicite jeudi. Le site de la formation néerlandaise rapporte que le grand frère de Brice avait déjà souffert de quelques douleurs plus tôt dans l'année, et le personnel médical a donc décidé de procédé à une opération en accord avec le cycliste de 29 ans. Ce dernier restera à l'hôpital pendant quelques jours et se voit donc contraint de renoncer au Tour du Limousin. Feillu a simplement ajouté : "Je pense que je pourrai encore m'entraîner et courir cette année. Je voudrais ramener une belle victoire avant la fin de la saison pour l'équipe et les sponsors."
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MessageSujet: Re: FOGERTY CYCLING TEAM   Mar 20 Aoû 2013 - 19:28

Vuelta

Bagot : "Moncoutié m'a transmis sa passion"



A quelques jours du Tour d'Espagne, Cyclism'Actu a contacté Yoann Bagot, l'un des coureurs de la formation Cofidis Solutions Crédits. Le coureur originaire de Salon-de-Provence est revenu sur son calvaire qu'il a connu lors du départ en Corse de son premier Tour de France. Mais aussi sur sa saison marquée par une belle 3ème place sur le Tour de Turquie ainsi que la Vuelta, une course qui le passionne de plus en plus.


Yoann, comment allez-vous ?

Je vais bien, merci. Je sors du Tour de l’Ain qui était ma course de reprise depuis mon abandon au Tour de France. Cela fait du bien de rouler à nouveau.


"J'ai vécu un calvaire sur le Tour de France"



Revenons sur le Tour de France. Vous avez pris le départ cet été de votre première grande boucle, malheureusement, vous avez dû quitter la course sur abandon, malade. Pouvez-vous revenir sur ce moment qui a dû être difficile pour vous ?

Oui, bien sûr. J’ai dû abandonner le Tour après trois jours seulement. J’ai eu une intoxication alimentaire après la première étape. La deuxième étape fut vraiment un calvaire car je n’ai pas pu manger sur le vélo et difficilement boire. J’ai fini complètement cramé et je me suis couché dans la voiture jusqu’à l’hôtel sans pouvoir me changer. Le lendemain, sur la troisième étape après soixante kilomètres, j’étais littéralement plié en deux sur le vélo je commençais à ne plus voir la route. Je me suis arrêté et je suis monté dans l’ambulance pour me vider de tous les cotés pendant 1h ! Je vous assure que des moments comme cela sont terriblement difficile. Et cela à continuer pendant deux jours. J’ai perdu au final prés de quatre kilogrammes.


Dans ce cas là, avez-vous eu le courage de regarder la suite de la course à la télé ?

Bien évidemment, j'ai regardé la plupart des étapes quand j'étais disponible. Au final j'ai dû abandonné, contraint et forcé. Cela n'était donc pas de ma faute. J'ai donc pas forcément de regret à avoir par rapport à cet abandon, car je suis allé au bout de moi-même et je n’ai rien à me reprocher. Puis, je suis vite passé à autre chose même si j'étais un peu déboussolé au début. J’ai eu quand même un pincement au coeur pour les étapes du Mont Ventoux ou encore celle des Champs-Elysée.


Concernant votre saison en général, vous avez fait un beau Tour de Turquie en mai dernier, avec une belle 3ème place en prime. Que pouvez vous nous dire de plus sur cette performance
?

Concernant ma saison, je pourrais dire qu'elle est mitigée pour le moment. J’ai été malade sur le Tour Méd' et le Critérium du Dauphiné et finalement sur le Tour de France. Je suis donc assez frustré de ne pas avoir eu ma chance sur ces courses là. Après, il faut dire que j’ai quand même pu faire un bon enchainement Tour du Catalogne (37ème), Tour du Pays basque (21ème) et Tour de Turquie (3ème) sans ennui. J'ai pu me montrer à mon avantage sur ce genre de courses.


"En théorie, j'aurai dû terminer premier du Tour de Turquie..."



Revenons sur ce Tour de Turquie, vous n'êtes pas passé loin de la victoire...

Oui, en Turquie, les sensations n’étaient pas super au début. J'ai limité la casse sur la première arrivé au sommet et ensuite ça allait beaucoup mieux je savais que l’arrivée au sommet lors de la sixième étape pouvais encore me permettre de jouer la victoire de l’étape et du général. J’ai fait une bonne montée, mais je termine deuxième derrière Mustapha Sayar, au final pris positif à l’EPO. Sans cela, bien évidemment en théorie, j’aurais dû remporter l’étape et avec quatre secondes de bonifications et donc terminer premier au classement général.


Avez-vous retrouvé des sensations lors de ce Tour de l'Ain, course de préparation au Tour d'Espagne ?

Depuis la fin du Dauphiné, je n’ai participé qu’au championnat de France et à deux étapes du Tour de France. Je partais donc dans l’inconnu et sans repaire sur le Tour de l’Ain. Même si le résultat en lui même n'est pas bon, j’ai senti que j’ai progressé et repris les réflexes et des sensations ! Il reste encore quelques jours et cela fait trois années que j’enchaine Tour de l’Ain/Vuelta, donc je sais plus ou moins ou j’en suis. Par rapport aux deux années précédentes. J’espere donc que je serai en forme sur le Tour d'Espagne.



"David Moncoutié m'a transmit la passion qu'il a pour la Vuelta"


Dans quelques jours, direction l'Espagne pour vous et la Vuelta. C'est votre troisième participation, quels sont vos objectifs personnels ?

C’est ma troisième Vuelta. Lors des deux dernières éditions, j'ai fait chambre avec David Moncoutié. Il m'a, je pense, transmit un peu la passion qu'il avait pour cette course. L'an passé, j'étais au alentour de la 20ème place avant que quand je me casse le bras après huit jours de courses. Donc je suis très content et très motivé de retourner sur cette course ! Concernant mes objectifs, je pense que ce sera avant tout la condition qui décidera. Je ferai un point après la première journée de repos pour voir quels objectifs je pourrai me fixer sur les deux dernières semaines. En tout cas, je compte cette Vuelta pour ne pas rester sur l'échec de mes deux derniers grand tours.


Qu'attends l'équipe sur ce Tour ? C'est un parcours qui peut convenir à Jérôme Coppel ? Pas trop montagneux ?

Je pense que l’on a une équipe complète qui peut avoir l’opportunité de faire des résultats sur tous les terrains. Au niveau des étapes de plaine, Adrien Petit et Stéphane Poulhiès seront la pour les sprints. Ensuite, je pense qu’avec Nicolas Edet Luis Maté et moi nous aurons de nombreuses étapes difficiles si nous sommes au niveau pour faire des résulats. Jérome Coppel sera notre leader. Il a fini le tour de France en bonne condition et j’espère qu’il sera à son meilleur niveau sur la Vuelta.
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MessageSujet: Re: FOGERTY CYCLING TEAM   Mar 20 Aoû 2013 - 20:16

Vuelta

Sergio Henao sera le leader de la Team Sky



La 68ème édition du Tour d'Espagne se rapproche à grands pas puisque le départ a lieu dans quatre jours ! Nous connaissons à présent la sélection de neufs coureurs de l'équipe Sky pour la Vuelta. En l'absence de Christopher Froome, Richie Porte et Bradley Wiggins, le leader sera le Colombien, Sergio Henao. Le patron de l'équipe britannique, Dave Brailsford explique son choix, dans un communiqué de presse : "Nous avons observé le développement de Sergio depuis qu'il a rejoint l'équipe (l'an dernier, Ndlr) et c'est une formidable opportunité pour lui de montrer de quoi il est capable sur une grande épreuve comme la Vuelta. Nous avons sélectionné une équipe pour toutes les éventualités".

Rappelons que Sergio Henao a remporté la troisième étape du Tour de l'Algarve et la troisième étape du Tour du Pays Basque cette année. Il a aussi terminé à la 16ème place du classement général sur le Giro ! Le chef de file de l'équipe Sky est ravi du choix des dirigeants de la Sky : "C'est un honneur d'être choisi comme le chef d'équipe. C'est une responsabilité. Je respecte ce que l'équipe m'a demandé. Je vais essayer de tirer le meilleur parti de cette occasion".

Sélection de la Sky pour la Vuelta : Edvald Boasson Hagen (HOL), Dario Cataldo (ITA), Sergio Henao (COL), Vasil Kiryienka (BLR), Christian Knees (ALL), Salvatore Puccio (ITA), Luke Rowe (GBR), Rigoberto Uran (COL), Xabier Zandio (ESP).
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MessageSujet: Re: FOGERTY CYCLING TEAM   Mar 20 Aoû 2013 - 20:45

Des nouvelles de Romain Feillu.

Nouvelles post-opératoires.
Chers tous,
C'est la cinquième fois depuis janvier que je suis admis aux urgences pour des douleurs abdominales (3 fois à Brive, 1 fois à Fréjus et une fois en Espagne à la veille de la classique d'Almeria).
À chaque fois, si le premier diagnostic à la palpation semblait mettre en avant une crise d'appendice, les résultats sanguins ne montraient qu'une très légère infection et l'échographie réalisée à chaque reprise ne permettait pas de confirmer une crise d'appendicite. Malgré les fortes douleurs persistantes je repartais avec quelques médicaments pour traiter les maux de ventre.
La dernière crise de ce type est arrivée la nuit dernière. Je me suis rendu aux urgences de l'hôpital de Brive.
Là, docteur de garde, compte tenu des récidives de ces maux m'a fait passer prise de sang et scanner.
Le résultat du scanner était sans appel : crise d'appendicite aiguë.
J'ai été opéré ce matin à 10h et en "ouvrant" le chirurgien a découvert une péritonite avec un abcès infectieux de bonne taille qui n'était pas visible au scanner de par sa localisation.
Je reste hospitalisé quelques jours avec notamment des antibiotiques par voie intraveineuse.
Mon programme de fin de saison est bien entendu perturbé avec l'impossibilité de courir le Tour du Limousin qui commencera dans seulement 5 jours.
Je suis cependant très soulagé de connaître la raison des 6 crises passées et suis aussi chanceux d'avoir évité une septicémie.
Je pense déjà à la reprise de l'entraînement et à retrouver le chemin de la victoire en cette fin de saison 2013 grâce à un corps "réparé".
Je veux absolument remercier les sponsors de l'équipe que sont Vacansoleil, DCM, Bianchi et les autres en leur offrant une victoire de prestige en 2013, j'y crois !
Meilleures salutations à tous,
Romain
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MessageSujet: Re: FOGERTY CYCLING TEAM   Jeu 22 Aoû 2013 - 11:40

Romain Bardet, 2e du critérium de Quillan.





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MessageSujet: Re: FOGERTY CYCLING TEAM   Jeu 22 Aoû 2013 - 18:05

La Vuelta
Thibaut Pinot vise la victoire d'étape



Thibaut Pinot s'était livré sur sa deception sur Cyclism'Actu peu après le Tour de France mais le coureur de la FDJ passe maintenant à la suite de sa saison avec la Vuelta qui va découvrir.

"Je suis impatient. J’ai envie de courir, de retrouver l’ambiance du peloton. Je me suis beaucoup entraîné, j’ai fait de longues sorties mais rien ne vaut la compétition ! Cette année, j’avais mis la Vuelta à mon programme quoi qu’il arrive pour préparer le championnat du monde que je veux absolument disputer. C’est vrai que mon abandon dans le Tour a un peu changé la donne. Certes, je veux retrouver le plaisir mais aussi lutter avec les meilleurs sur un terrain qui me convient !" explique le coureur de 23 ans.

Alors qu'il vient de finir un Tour de l'Ain difficile, le Tour d'Espagne le sera encore plus avec un parcours très exigeant. "Certes il y a douze arrivées en côtes et c’est mieux pour moi que les trois ou quatre arrivées au sommets du Tour mais je sais aussi que nous serons immédiatement dans le vif du sujet. Avec un contre la montre par équipes de 27 kilomètres dans lequel mes équipiers et moi-même allons bien limiter les dégâts. Détailler le parcours m’a permis de m’imprégner du sujet et je sais que si je suis en forme, je vais m’éclater. C’est vraiment ce dont j’ai besoin…" explique-t-il.



"La Vuelta n’est surtout pas une course de deuxième zone, il y a un plateau de grimpeurs assez impressionnant. Je sais bien que ce ne n’est pas le Tour et que les coureurs ont tendance à se relever quand ils ne sont pas dans le coup mais  il y a quand même beaucoup de clients !" rapelle le coureur français alors de parler de ses objectifs... " Une bonne Vuelta serait une victoire d’étape ou, au moins, être avec les meilleurs dans les étapes difficiles. Pour le reste, on fera le point en fin de première semaine. La seule chose dont je sois sûr est que ne veux pas rester sur ce que j’ai vécu dans le Tour !" conclut-il.
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MessageSujet: Re: FOGERTY CYCLING TEAM   Mar 27 Aoû 2013 - 14:28

Des nouvelles de Feillu (qui nous dit absolument tout) :green: 

Compte-rendu opératoire...et reprise !
Bonjour à tous. Je suis désormais en bonne forme, soulagé d'avoir découvert la raison de mes épisodes de douleurs abdominales intenses. J'ai repris l'entraînement, les jambes tournent plutôt bien et je ressens vraiment que quelque chose a changé dans mon corps.. A chacune (excepté une) des précédentes crises de douleurs abdominales, je me rendais à l'hôpital et à chaque fois le taux de globules blancs n'était que légèrement supérieur à la norme, et rien n'était visible à l'échographie; la crise d'appendicite était de ce fait écartée à chaque fois malgré au départ une quasi certitude que c'était le mal dont je souffrais si l'on se limitait à la simple palpation. C'est triste le progrès !!!
Voici ci-dessous le compte-rendu opératoire du chirurgien que je partage avec vous:
1) Indication (Appendicite aigüe- Appendicectomie coelioscopique)
Ce patient, cycliste professionnel, a présenté cette nuit un violent tableau douloureux abdominal évoquant une appendicite aigüe. Il s'agit d'une sixième crise en quelques mois.
Biologiquement il existe une hyperleucocytose sans élévation de la CRP, les CPK sont élevés et l'hématocrite est inférieur à 40. Le scanner met en évidence un épanchement intra-abdominal avec une appendicite aigüe. Indication opératoire en urgence.
2) Compte-rendu opératoire patient en décubitus dorsal, jambes serrées, bras le long du corps...
Création d'un pneumopéritoine après open coelioscopie à l'ombilic, et insufflation après manoeuvres de sécurité.
Sont successivement introduits sous contrôle de la vue un trocart de10 mm au niveau de l'ombilic, un dans le flanc gauche et un as 5 mm en sus-pubien.
On a la surprise de découvrir du liquide purulent dans le cul-de-sac de Douglas: Prélèvement bactériologique. Il s'agit d'une appendicite rétro-caecale abcédée voie nécrotique, ancienne, avec un oedème du caecum. On réalise une appendicectomie sans enfouissement à l'endo-loop. Exérèse de l'appendicite dans un sac. Envoi en histologie de l'appendicite.
Le méso-appendice a été sectionné à la pince bipolaire. Lavage abondant. Mise en place d'un redon après le lavage, exsufflation. Fermeture des orifices.
3) Résultat de l'examen histologique: Histologiquement , tous les plans pariétaux apparaissent nécrosés et diffusément infiltrés par un œdème abondant qui dissocie les fibres conjonctives et dans lequel se dispersent des polynucléaires plus ou moins altérés. La séreuse, elle-même épaissie et oedémateuse, est tapissée par un exsudat fibrineux ou fibrino-leucocytaire.
Conclusion: Appendicite aigüe phlegmoneuse.

Maintenant, ce triste épisode de ma vie terminé, je regarde vers l'avenir et suis désormais convaincu que les plus belles années de ma carrière sont devant moi !


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MessageSujet: Re: FOGERTY CYCLING TEAM   Mer 28 Aoû 2013 - 12:45

Evans de retour dans le peloton au Canada

Cadel Evans va faire son retour à la compétition avec son équipe, la BMC Racing Team, lors du Tour d'Alberta, au Canada, avant de participer aux deux courses World Tour : le Grand Prix de Québec et de Montréal.

L'Ausralien avoue avoir fini le Tour de France sur les rotules : "J'étais très, très fatigué après le Tour de France cette année, je me suis donc un peu reposé avec la famille à la maison", explique-t-il. "Maintenant, je m'entraîne à nouveau sérieusement pour être prêt pour la dernière partie de la saison. Par rapport à fin juillet, j'ai fait beaucoup de progrès. Après un tel break dans la compétition, j'ai besoin d'avoir des kilomètres de course dans les jambes pour être à nouveau compétitif."

Sur le Tour d'Alberta, il veut avant tout accumuler les kilomètres, mais aussi se tester sur l'une des étapes les plus sélectives dans le but "d'aller chercher un résultat à Québec et Montréal".
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MessageSujet: Re: FOGERTY CYCLING TEAM   Ven 30 Aoû 2013 - 13:29

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MessageSujet: Re: FOGERTY CYCLING TEAM   Sam 31 Aoû 2013 - 22:22

Saison 2014
C. Evans veut se concentrer sur le Giro






La saison 2013 n'est pas encore terminée que déjà, Cadel Evans se projette en 2014. Et le coureur de la BMC annonce d'ores et déjà qu'il pourrait ne pas participera au Tour de France et se focaliser plutôt sur le Giro. "Si je vais sur le Tour, c'est pour le classement général, ou rien !" affirme l'Australien à Fairfax Media. En revanche, il sera bel et bien présent à la présentation du Tour d'Italie afin de découvrir le parcours proposé.

"Après toutes ces années à courir après une victoire sur le Tour, j'envisage de plus en plus de faire l'impasse l'année prochaine. Mais le Giro, lui, est toujours une course que je veux remporter. C'est juste un changement d'état d'esprit. Au jour d'aujourd'hui, je commence à me dire qu'il faudrait que je consacre mon énergie à un autre Grand Tour que le Tour de France" assure-t-il.

Après avoir terminé 3ème du Giro en 2013 et 7ème du Tour en 2012, Evans voudrait donc tenter une autre approche et explique ce choix ainsi : "Ok... Je pourrais aller sur le Tour pour gagner des étapes, ou courir pour quelqu'un d'autre. Mais après les résultats que j'ai pu y décrocher, je veux y aller pour gagner le général et si ce n'est pas le cas, alors je préfère me concentrer sur une autre course et m'y consacrer à 100%".
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MessageSujet: Re: FOGERTY CYCLING TEAM   Lun 2 Sep 2013 - 20:48

La Vuelta

Thibaut Pinot : "De très bonnes jambe



Thibaut Pinot a encore impressionné aujourd’hui. Dans cette très difficile étape de l’Alto de Hazallanas, sur les pentes de la Sierra Nevada. Le coureur de la FDJ.fr est parvenu sans difficulté à accrocher le groupe des Valverde, Purito, Nibali (avant qu’il n’attaque)… On a même l’impression que le rythme lui semblait un peu lent. Après le premier test de samedi sur l’Alto de Peñas Blancas, il avait déjà fait une belle impression en prenant la quatrième place, à seulement 5’’ de Leopold König, le prometteur vainqueur. Aujourd’hui sixième, il prouve qu’il est clairement dans le coup pour un top 10. Il est actuellement huitième au général à 3’11’ de Christopher Horner, le maillot rouge.

"Aujourd’hui j’ai senti de très bonnes jambes. Je ne savais pas forcément bien où j’en étais, même si l’étape de samedi s’était bien passé. Le niveau du top 20 est très relevé et très homogène. En tout cas, c’était une montée qui me correspondait bien, avec des pourcentages à 12%. Je voulais vraiment faire quelque chose. Maintenant j’en sais plus sur ce que je suis capable de faire et je pense pouvoir viser le top 10. Vu le niveau du plateau, je serai vraiment content. Mais attention pour l’instant, rien n’est fait ! Il reste une troisième semaine très montagneuse. Il suffit d’un jour sans et c’est fini. On va continuer à progresser au jour le jour."
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MessageSujet: Re: FOGERTY CYCLING TEAM   Jeu 5 Sep 2013 - 13:43

La Vuelta

Thibaut Pinot : "Je suis dans les temps"



Thibaut Pinot a fait bien mieux que de limiter les dégâts, mercredi, lors de l'unique chrono individuel prévu sur le Tour d'Espagne. Le jeune Franc-Comtois, à son aise dans la côte programmée dans la première moitié du parcours, a bien assuré dans la partie plus roulante et descendante qui concluait le tracé du contre-la-montre. Résultat, le quinzième temps sur la ligne, et quelques secondes reprises sur certains concurrents au général. Toujours huitième du classement au maillot rouge, le grimpeur de la FDJ.fr va bientôt retrouver un terrain qui l'intéresse beaucoup plus. En attendant, il savoue son résultat plus que convaincant : "Je suis satisfait. J’ai fait un bon début d’étape et j’ai un perdu un peu de temps dans la partie finale mais je suis un poids léger. Je reste placé au général et tenant compte de mon objectif de départ, atteindre Madrid dans le Top 10, je suis dans les temps et je vais continuer de vivre la course au jour le jour."
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MessageSujet: Re: FOGERTY CYCLING TEAM   Jeu 5 Sep 2013 - 18:38

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MessageSujet: Re: FOGERTY CYCLING TEAM   Ven 6 Sep 2013 - 19:29

Sandy Casar cesse sa carrière Crying or Very sad . C'était un fidèle de l'équipe depuis 2006 (sauf une année) et une de nos figures emblématiques. Il m'aura fait passé quelques beaux après-midi sur le Tour.



La nouvelle est tombée ce matin, Sandy Casar, âgé de 34 ans, a annoncé qu'il mettait un terme à sa carrière professionnelle. Le coureur tricolore, après 16 années chez les pros au sein de la formation FDJ, déclare que son corps ne peut plus suivre et que c'est le moment d'en finir :

"Ça fait un petit moment que j'y réfléchis", déclare-t-il à L'Equipe. "J'ai vraiment le sentiment que mon corps dit stop. Je préfère arrêter là plutôt que de continuer encore un an dans cette même galère. Depuis le début de la saison, j'ai des problèmes d'allergies et, surtout, un problème de dos assez récurrent qui m'empêche d'être à mon meilleur niveau. Je suis toujours à la recherche d'anciennes sensations que je ne retrouve pas."

Durant sa carrière, il a remporté deux étapes du Tour de France (en 2007 et 2010) ainsi que la 29ème édition de la Route du Sud. Il a également fini 2ème de Paris-Nice en 2002, 6ème du Tour d'Italie en 2006.

Concernant la suite de sa carrière pro, il se voit "rester dans le vélo" comme organisateur : "Faire des parcours, donner mon ressenti en tant que coureur, car je trouve certains détails d'arrivée de plus en plus dangereux."

Cette saison était donc votre dernière ?
Oui. J’ai vu Marc (NDLR : Madiot, le manageur de la FDJ) mercredi. Ça fait un petit moment que, personnellement, j’y ai réfléchi. Depuis le début de saison, j’ai quand même des problèmes d’allergies et, surtout, un problème de dos assez récurrent qui m’empêche d’être à mon meilleur niveau. Je suis toujours à la recherche d’anciennes sensations que je n’arrive pas à retrouver. Je préfère arrêter là plutôt que de continuer encore un an dans cette même galère.

Au début de la saison, vous comptiez participer aux trois grands Tours (Italie, France, Espagne). Finalement, vous n’avez couru que les trois premiers jours du Giro avant de chuter…
Je suis frustré. Pour moi, c’est une saison ratée. Ça a été beaucoup de sacrifice et, au total, il ne se passe rien. Mentalement, ça n’a vraiment pas été facile à gérer. Cette saison m’a paru interminable. J’ai vraiment le sentiment que mon corps dit stop.

Savez-vous ce que vous allez faire désormais ?
Bonne question… J’aimerais bien rester dans le vélo mais pas spécialement au niveau course, plutôt du côté de l’organisation. J’ai envie de voir ce qui se passe à côté. Pourquoi pas chez ASO (NDLR : Amaury Sport Organisation, qui gère notamment le Tour de France)? J’aimerais organiser, faire des parcours, donner mon ressenti en tant que coureur, car je trouve certains détails d’arrivée de plus en plus dangereux.

Vous êtes reconnu comme un coureur propre. Avez-vous des regrets par rapport à toutes ces années marquées par le dopage ?

Non, car j’ai toujours donné le meilleur, je me suis toujours battu. Après, on ne peut pas savoir ce qui se serait passé. Mais c’est vrai que ma décision d’arrêter prend aussi en compte cet aspect : il y a un petit peu ras le bol de tout ça.

A quoi pensez-vous quand vous regardez vos résultats et vos classements ?

La plus grande déception, c’est peut-être la sixième place du Giro en 2006. Il n’y a pas un seul des cinq premiers qui ne s’est pas fait prendre (pour dopage) derrière… J’en garderai le petit sentiment de m’être fait voler.

Etes vous jaloux de la notoriété supérieure d’autres anciens coureurs français qui ont pourtant triché, eux ?
.Non. Je sais ce que j’ai fait et comment. OK, ils ont peut-être plus de notoriété que moi et de plus grosses maisons, mais ça m’est égal. Et puis peut-être qu’ils le vivent mal. Et peut-être qu’à un moment ou à un autre, ils vont le regretter

Vous avez votre conscience pour vous…
C’est ça. Même si, pour le grand public, ce que nous faisons est impensable sans dopage. Les gens ne me croient pas! Je ne peux plus le supporter. On me prend pour un bandit alors que j’ai été très honnête. C’est pénible. En plus, avec le système de localisation Adams, je me suis senti dès le premier jour en prison. En prenant ma retraite, j’ai l’impression de sortir de prison!

Comment voyez-vous le cyclisme actuel ?
Tout le monde est plus et mieux entraîné. Donc le niveau se lisse. Ça sera donc plus facile de voir celui qui triche car il y aura tout de suite une différence.

Et Chris Froome alors ?
J’ai envie d’y croire (à son succès écrasant dans le Tour 2013) car j’aime ce sport; mais Armstrong disait la même chose… En plus, il y a quand même une grosse différence par rapport aux autres… Je ne sais pas. On verra dans les années à venir.
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